Le grain de sable

engrenages

Parfois un évènement perturbe nos projets de vie bien ficelés.

Carrière, mariage, immobilier.

Avec plus ou moins d’aisance,

Chacun(e) peut réécrire l’histoire avec d’autres participants.

 

Mais comment réécrire l’histoire quand elle est ancrée en soi?

Un jour vous apprenez que votre enfant est trisomique.

Peu importe le choix que vous ferrez,

Le moment de la grossesse ou vous l’apprendrez.

Le ciel vous tombera sur la tête.

Car personne ne souhaite avoir ces enfants « différents »

 

Il y a ceux qui décident de ne pas se lancer

Sans savoir ce que c’est d’être confronté à ce choix terrible.

C’est une option que je comprends.

C’est pour cela que cette pub m’avait mise très mal à l’aise

en parlant directement aux futures mamans.

Car les statistiques sont claires:

96 % des fœtus trisomiques détectés sont avortés

Dans ce cas, l’IVG est autorisé jusqu’au terme.

(Article L. 2213-1)

Enfin, il faut être capable d’assumer un avortement tardif….

 

En faisant des recherches je me suis aperçu que la trisomie,

Ce n’est pas seulement un faciès qui génère

moqueries, malaise ou compassion pesante.

Ce sont des complications médicales accrues,

Une espérance de vie plus limité.

Et une angoissante dépendance vis-à-vis des parents.

Quand on a, le choix: qui peut-on blâmer de ne pas se lancer?

 

Ce choix, il y a ceux qui l’on pas.

Par conviction religieuse, parce qu’il aime déjà leur enfant,

Ou parce qu’ils ne savent pas.

Ceux là vont devoir faire face

à un statut de parent très particulier.

Ma petite nièce est « arrivée avec sa trisomie »

sans que personne ne la détecte.

Dans une époque si médicalisé,

elle est passé à travers les mailles du filet.

Je me souviens avoir dit qu’il y avait une bonne raison.

Sans trop savoir pourquoi.

 

A notre première rencontre.

Ma nièce n’avait que quelques jours.

Comme pour tous les bébés j’avais peur de la prendre.

Cette peur naïve de casser une petite chose fragile.

Mais il y avait quelque chose en plus

Je l’ai un peu plus observée que les « bébés normaux ».

Je cherchais des preuves,

En détaillant ses yeux clos et bridés.

Et de ce petit bout de langue qui dépassait de sa bouche.

Oui j’avais de l’affection pour ce petit être.

Mais il y avait autre chose…

 

Je n’ai pas honte de le dire,

cette maladie me fait peur.

J’ai trouvé la BD de ce jeune papa très saine.

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Il a du apprendre à aimer sa fille car ce n’était pas inné.

Etre parent, ça s’apprend.

Je me rends compte qu’on a tous des apriori sur la différence.

Et c’est la vie qui nous apprend à prendre partie.

Un commentaire Ajoutez le vôtre

  1. My Chuchotis dit :

    Je comprends ton point de vue, j’ai sensiblement le même. Moi aussi ça me dérange ces injonctions à poursuivre la grossesse d’un enfant trisomique car je pense que ça implique beaucoup de choses compliquées et ce n’est pas pour rien qu’il y a autant de dépistage. A l’inverse je comprends le choc quand on ne s’y attend pas, et le besoin d’apprendre à aimer son enfant et le fait d’y arriver, car oui c’est
    son enfant on l’aime quoi qu’il arrive. Chaque parcours est unique et c’est très compliqué mon avis, quel que soit le choix que l’on fait (ou peut faire)

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