La Parisienne & Moi

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Je m’en souviens comme on se rappelle d’un cauchemar.

Lorsqu’on se réveille en sursaut en émergeant d’une brume amère.

Confuse, haletante sans trop se rappeler des détails.

C’était le 7 décembre 2011.

Ce jour particulier où je suis allée faire la biopsie

De cette boule qui avait élu domicile dans mon sein gauche.

Ce corps étranger que j’avais fabriqué moi-même,

Et qui me causait autant de douleur que d’inquiétude.

De cette journée je me souviens de brides:

Les aiguilles,

La chaleur ambiante,

La couleur jaune pâle des murs,

Mes tremblements dans cette salle pleine d’infirmières blasées,

Qui manipulais mon corps de pantin tremblotant.

Et cette affreuse solitude,

Car mes larmes coulais de mes yeux et le long de ma poitrine

Sans personne pour les recueillir.

J’attendais dans l’indifférence générale,

Un verdict qui ne semblait stresser que moi.

Je l’ai su plus tard.

Cette boule avait un nom bien précis tout comme ses dimensions:

« Tumeur Phyllode – 5cm de diamètre »

 

Ce jour la vers midi je pensais avoir affronté la pire journée de ma vie.

Je voulais tellement dormir…

A mon réveil, je me suis faite expulser de ce que je pensais naïvement être chez moi.

Avec les bandages et mes contusions,

Je revois cet « être cher » me quitter quelques mois avant de se dire un grand Oui

A ce moment où j’étais plus bas que terre.

Si je raconte ça ce n’est pas pour me faire plaindre.

Mais pour partager une des clés du bonheur selon moi.

(Rien que ça !)

Dieu, la Destinée, la Bonne Etoile ou tout simplement la Vie,

Ne ferme pas une porte sans ouvrir une fenêtre.

On s’en rend souvent compte après.

Car quelques jours plus tard,

Je rencontrais celui qui allait me soutenir dans cette épreuve.

Et qui est toujours là aujourd’hui.

 

J’écris ce que l’on sait toute mais qu’on se refuse à entendre.

Il y a des amours que l’on pense irremplaçables,

Des peines que l’on pense insurmontables.

Des combats que l’on pense perdus d’avance.

Et c’est vrai.

Du moins en parti.

Ces sentiments ressentis sont vrais et compréhensibles

Mais surtout temporaires.

Et plus vite on le sait, plus vite on avance.

 

Je ne me suis pas préparé pour la parisienne.

J’ai passé une semaine difficile ponctué d’insomnies.

J’ai eu mal, chaud et soif mais je ne me suis pas arrêté.

Je me disais « toutes tes sensations sont vraies mais temporaires »

Alors j’ai souris et j’ai couru sans m’arrêter une seule fois.

3 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. stessie dit :

    Et voilà pourquoi je tenais a être là. Pas besoin de mot entre cousine.

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    1. missmllblog dit :

      Ta présente éclair m’a beaucoup touchée 🙂
      Merci 1000000 fois
      Tu as vu les photos je souris presque à chaque prise alors que je ne savais pas ou étaient les photographes !

      J'aime

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