Un absent parmi nous

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C’est un anniversaire particulier.

Depuis quelques années, je vois de petits indices pour me le remémorer

Ton arrivée parmi nous mais aussi ton départ si soudain.

Déjà 27 ans d’absence que j’ai intégrées à ma vie d’enfant puis à celle de femme.

Pardonne-moi Parrain, mais ton absence m’est plus familière que ta présence.

Je n’ai aucun souvenir direct de toi.

Je ne me souviens pas de mes 5 premières années.

Ces années sont pour les parents et leurs proches.

Je le vois avec mes neveux et nièces.

J’ai tellement de moment gravé en moi dont ils ne se souviendront pas.

Je me console en me disant que tu as eu les mêmes moments avec moi.

Et quand je regarde les photos, je te reconnais sous les traits de tes enfants et petits-enfants.

Tu es toujours parmi nous même si nous ne te connaissons pas.

 

J’ai réalisé que tes filles souffraient encore de ton absence.

Ce jour les touche de plus en plus au fil des années.

Quand on a perdu son papa enfant,

En tant que jeune parent,

Revit-on la situation à travers un douloureux transfert ?

Je me suis toujours dit que lorsque l’on comprenait ses parents,

C’est qu’on avait perdu une forme d’innocence.

J’ai maintenant l’impression qu’après l’avoir perdu en temps qu’enfant,

Elles la reperdent à nouveau en tant que mamans.

 

La vie est faite d’un équilibre difficilement compréhensible.

Des enfants comme moi sont rejetés comme moi,

ne peuvent prononcer le mot « papa »

C’est par un prénom qu’ils interpellent l’individu en question.

D’autres souffrent d’une absence involontaire et soudaine.

Ne pouvant qu’imager une vie à laquelle ils n’ont pas eu le droit.

Ces souffrances enfantines pourtant différentes,

Deviennent des douleurs d’adultes tapis dans une larme,

Ou l’instant d’un regard vague.

Dans cette indifférence générale, ou chacun est happé par ses propres démons.

Certaines petites victimes deviendront parfois même de grands bourreaux.

Toutes auront en tête un avenir différent pour leurs enfants.

 

Et pourtant, malgré le poids du passé, du quotidien, des rêves incertains.

Nous avançons en solo, en duo, en famille.

Nous devenons les grands en charge de petits.

Nous leur  murmurons que la vie est belle…

En leur cachant qu’elle est ternie par des absents pourtant si présents.

6 commentaires Ajoutez le vôtre

  1. La Lionne dit :

    Je suis au taf, je ne peux pas me permettre de lire ton texte en entier. Après les 2 premières phrases mes yeux st déjà pleins d’ eau. Je diffère ma lecture mais t’envoie dès à présent pleins de bisous…

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    1. missmllblog dit :

      On en rediscutera Timafi

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  2. clarisse dit :

    tu es douée

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  3. missmllblog dit :

    Merci, ton avis me touche beaucoup

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  4. Il nous manque toujours une personne à nos côtés…bel hommage ! 💛

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    1. missmllblog dit :

      Oui c’est vrai, la bonne nouvelle c’est que nous ne les oublions pas

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